• J’étais là, dans cette pièce carrée et sombre. Ils avaient donc réussi à m’attraper, mais ils ne me garderaient pas ici très longtemps, il ne faut pas me sous-estimer. Je regardais la caméra censée me « surveiller », « un appel et cette caméra est hors-service » me disais-je, mais non ce serait trop simple, beaucoup trop simple.

    Je regardais plus soigneusement les murs ; des murs gris, tachetés d’un gris plus sombre dont on ignore l’existence et un miroir sans teint sale et poussiéreux. Des caméras étaient branchées à chaque coin des murs et le petit clignotant agaçant rouge, me faisait comprendre que j’étais surveillée sous toutes les coutures.

    Je souris intérieurement en me disant qu’ils devaient me regarder et attendre un moindre de mes gestes qui leur ferait comprendre qu’ils devraient mettre hors-service les caméras, ce qui m’aurait permis de m’échapper bien plus rapidement, mais non, je ne trouvais pas ça amusant, je voulais y aller jusqu’au bout et leur montrer que même avec la moindre preuve qui m'accablait, ils ne me mettraient jamais en prison, parce que, j’avais toujours un coup d’avance.  Je continuais de détailler la pièce, il y avait une table de métal grise en son centre et une chaise de chaque côté. Je n’aurais jamais cru que les salles d’interrogatoire ressembleraient autant à celles que je voyais à la télévision.

    Les cliquetis de la serrure de la porte me firent sortir de ma rêverie, je repris rapidement mon air paniqué et apeurer avant que l’homme n’entre. La porte s’ouvrit sur un homme chauve, un peu enrobé, habillé d’un ensemble assez sombre, le tout surplombé d’un visage dur. Il me fixait comme un prédateur fixait une proie, si seulement il savait que ce n’était pas moi la proie, mais lui, il ne me regarderait pas de la même manière. Je lui lançais un regard paniqué :

    « -Où suis-je ? P-pourquoi m’avez-vous emmené ici ?
    –Identifiez-vous. lança t’il en regardant le dossier que je présume était le mien.
    –M-Malorie Parker…. fis-je en faisant semblant de bégayer.
    –Bien, si vous coopérez, peut être que vous  éviterez la peine de mort.
    -D-d’accord….
    -Où vivent-ils ?
    -Dans la rue Bourgeon…
    -Ne vous moquez pas de moi !
    hurla t’il en frappant du poing la table.
    -M-mais c’est vrai ! fis-je en tremblotant
    -Ecoutez-moi bien, je veux savoir où vivent les NO NAME ?! »   cria t’il.

    C’est bien ce que je pensais, il s’attendait à ce que je vende la mèche, il pensait qu’il allait me faire craquer et faire en sorte de tous les détruire, mais non ça ne se passera pas comme ça ; la révolution pour la liberté est en marche et personne ne pourra nous en empêcher, eux et moi, nous sommes invincibles.


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  • C’est bien ce que je pensais, il s’attendait à ce que je vende la mèche, il pensait qu’il allait me faire craquer et faire en sorte de tous les détruire, mais non ça ne se passera pas comme ça ; la révolution pour la liberté est en marche et personne ne pourra nous en empêcher, eux et moi, nous sommes invincibles.

    15 avril, année 2360, 15 heure 13 :

    Il y a des années les chercheurs et les scientifiques pensaient que 300 ans plus tard, les voitures voleraient, qu’ils auraient trouvé un carburant non-polluant, qu’ils auraient trouvé une nouvelle planète habitable, que quelqu’un aurait découvert ce qu’il s’était passer pendant les  2 minutes de transmission manquantes sur la Lune ; mais non rien de tout ça.

    La différence avec le 21° siècle ? Il existe maintenant 2 catégories ; les « citoyens », les personnes aisées et hautes placées, qui placent leurs enfants dans des écoles hors de prix et éduquent leurs enfants en leur disant qu’ils sont supérieurs à tous ; et les autres, appelés NO NAME, NO NAME représente  ceux qui n’ont pas de noms, pas d’histoire, pas de moyens, pas de rang, et bientôt plus de liberté. Les NO NAME vivent traqués, et se cachent pour échapper à la police, qui tente de les éliminer « pour un monde plus sûr ».  Certains NO NAME ce sont résignés et n’ont plus la force de se battre, mais d’autres, ont cette rage et cette haine de se venger, et de retrouver leur liberté.

    Moi ? Je suis ni une citoyenne, ni une NO NAME. Je vis le jour et la nuit ; le jour je suis lycéenne dans un lycée friqué, et la nuit, je me bats aux cotés des NO NAME pour leur liberté. En dehors des NO NAME, je suis Malorie Parker, fille du colonel Parker, qui se bat contre les NO NAME. Je vis dans une villa, vais en cours et mène la vie de la petite fille parfaite. La nuit je suis Mal’ , la fille qui fait rire les enfants NO NAME, et participe aux mouvements qui permettront un jour d’avoir une liberté pour tous.

    Maintenant, dans notre époque, tout acte de vandalisme, de malfaisance ou d’impolitesse envers une personne du même rang ou supérieur est interdit et est puni par la loi, même pour les plus petits actes tel une joute verbale.

    ♥♦♣♠

    « -L-les « NO NAME » Ils existent vraiment ?! menti je.
    –Evidemment qu’ils existent ! Que croyiez-vous ?! cria-t-il en frappant une nouvelle la table de son poing.
    –J-je pensais que vous parliez de Marie….
    -Marie ?! Qui est-ce ?
      fit il en plissant les yeux.
    – C-c’est une fille de mon lycée, elle s’était moquée de ma note alors je l’ai b-bousculée….C’est bien pour cela que je suis ici, non ? » fis je en levant les yeux vers lui.

    L’homme s’apprêtait à me répondre lorsque la porte s’ouvrit ; un homme grand, blond aux yeux gris, grand et au visage sérieux entra ; mon père. L’homme qui me posait les questions se mit aux garde-à-vous en voyant mon père. Ils sortirent tout deux me laissant une nouvelle fois seule dans cette pièce. Je regardais la caméra posée sur la table, d’ici 5 minutes, je serais sortie.
    L’homme revint et détacha mes menottes.

    « -Vous pouvez sortir, toutes mes excuses pour vous avoir crier dessus, je ne voulais pas vous offenser…
    -C-ce n’est pas grave, vous faisiez votre travaille."
    fis je en rejoignant mon père.

    Nous étions dans la voiture, tous les deux à l’arrière. Le chauffeur nous conduisait à la maison ; le trajet s’effectua dans un silence pesant, c’était souvent comme ça avec mon père nous ne parlions pas beaucoup ; nous nous aimions, je n’en doute pas, mais la communication n’était pas notre fort.
    Nous arrivâmes dans la cours la propriété, le chauffeur s’arrêta devant le portail et laissa entrer quelqu’un, ce quelqu’un, c’était Kentin.

    Kentin était mon meilleur ami depuis toute petite, ses parents travaillaient avec mon père, alors lorsque nous étions petits, il venait à la maison pour ne pas être seul chez lui. Forcément passer tous les soirs ensemble et être dans la même classe créé des liens, et c’est ainsi que nous sommes devenus meilleurs amis.
    Mon père a toujours bien apprécié Kentin, c’est un garçon plutôt mignon, intelligent, bien élevé et plutôt à l’aise avec les gens ; ça ne m’étonnerais qu’à moitié qu’un jour il essaie de me faire sortir avec Kentin. Mais c’est non, bon je l’avoue, Kentin est plutôt beau garçon avec ses cheveux décoiffés bruns, ses grands yeux verts émeraudes, son teint parfait, ses lèvres qui paraissent si douces, ses abdos qui paraissent bien dessinés sous ses t-shirt… Hum, pardon je m’égards. Tout ça pour dire que je ne pourrais jamais sortir avec lui, pourquoi, je ne sais pas, mais je ne pourrais pas.

    Kentin me fit la bise en souriant, puis serra la main de mon père amicalement.

    « -Kentin, quel plaisir de te voir ! fit mon père en souriant et en lui serrant la main.
    -Bonjour Monsieur Parker ! Comment allez-vous ? fit le brun enthousiaste.
    -Si tu savais ! fit il en me fixant.
    -Eumh, Malorie, je suis venue pour faire l’exposer de Science !
    -L’exposée de science ?
    fis je perdue. Quel exposé ?
    -Mais enfin, tu sais bien, l’exposé !
    insista-t-il en me regardant droit dans les yeux.
    -Ah oui c’est vrai, l’exposé de Science, où avas-je la tête ! »

    La discussion s’arrêta ici jusqu’à ce que nous descendions de la voiture. Nous entrâmes dans le hall, mon père se dirigea directement dans son bureau, tandis que Kentin et moi, montâmes les escaliers pour rejoindre ma chambre.
    Je lui dis de m’attendre dans ma chambre le temps que je me change. Il se dirigea vers ma chambre et moi je partis dans la salle de bain. J’enlevai le peu de maquillage que j’avais sur le visage, enleva mon uniforme scolaire et enfila un pull simple noir, jean bleu et une bonne paire de chausson.

    Je rejoignis ma chambre, où j’aperçus Kentin, vautrer sur mon lit en train de jouer sur son portable. Je m’adossais à l’un des murs de ma chambre.

    « - L’exposé de science hein ? fis je en souriant.
    - Oui bon, tu sais bien que je suis mauvais pour les mensonges ! râla-t-il sans quitter son téléphone.
    - Si tu veux, je te laisse en tête à tête avec ton portable. râlais-je à mon tour.
    - Mais non, Malo’, c’est bon ! Je t’écoute, regarde je pose mon téléphone, contente ?
    -Très, merci. Bon qu’est-ce que tu voulais me dire ?
    - Comment tu sais que j’ai quelque chose à te dire ?!
    s’étonna-t-il.
    -Je suis voyante vois-tu ? riais-je. Aller dis. fis je en m’asseyant sur mon lit.
    - En fait, c’est toi qui dois me dire quelque chose ! Qu’est-ce qu’il s’est passé, pourquoi un type de l’armée est venue te voir ?
    - Tu es trop curieux Kentin, je te l’ai déjà dit !
    fis je en croisant les bras.
    - Malo, enfin ! fit il vexé.
    - C’est juste pour Marie, parce que je l’ai poussé tout à l’heure. mentis-je.
    -C’est pour ça ? Mais c’est totalement stupide !
    -Que veux-tu, ce n’est pas moi qui ai fait les règles.
    -C’est quand même stupide, mais bon.


    Nous continuâmes de discuter, puis nous fîmes tous les deux nos devoirs ensembles. Il m’aidait pour mes maths et moi, pour le français. Après avoir terminé, nous avons discuté puis il est rentré chez lui.

    ♥♦♣♠

    15 avril 2360, 18 heure 18 :

    J’étais sortie de chez moi, je m’ennuyais, après avoir réussie à semer les gardes payé par mes parents pour me « surveiller », j’entrais dans une ruelle sombre. Toujours la même, les mêmes trous dans les murs, les mêmes déchets, les mêmes personnes. Mais celle que je cherchais n’était pas là, il fallait donc que j’y ailler moi-même, quelle plaie. Je passais entre les adultes qui commençaient à me connaitre et passa par-dessus le mur qui bloquait ma route. J’étais dans une seconde rue bien plus éclairée, je poussais un carton qui trainait sur le sol et entra dans le trou cachés sous ce carton. Je dévalai une petite pente étroite creusée par l’homme.
    J’arrivai dans une « grotte » je pris plusieurs chemin et une fois le dernier chemin prit, je soulevais une trappe et arrivait au milieu d’une salle. Je remontais ma tête pour sortir du trou lorsque ma tête se cogna.

    « - Qui a mis une table ici ?! criais-je en me massant le crane.
    – Qui est là ?! fit une voix grave.
    –C’est moi imbécile !
    -Mal’ ? Personne ne nous a prévenus que tu venais aujourd’hui !
    -Surprise ! »
      fis je ironiquement.

    La table se fit poussée, et quelqu’un me tendit la main pour sortir du trou. Je m’asseyais sur un fauteuil en soupirant. Je regardais autour de moi, ce soir-là, le QG était plutôt vide, nous devions être une dizaine d’adolescents. Je regardais plus en détails la pièce, plutôt grande, des murs gris, plusieurs tables collées entre elles avec des PC dessus, un coin « salon » avec une table en son centre. Je regardais un peu plus le coin ordinateur, où je vis la personne que je cherchais. Je criais son nom, et je me dirigeais vers lui, car comme d’habitude Môssieur de m’entendais pas, à cause de ses écouteurs. Je mis le volume de ses écouteurs à fond, ce qui le fit hurler.

    « -Non mais ça va pas ?! T’es une grande malade ! Tu veux me rendre sourd c’est ça ?! hurla-t-il en me regardant.
    -Mais non ! fis je en riant.
    -Tu aurais pu me tuer Mal’ ! Ou pire ! Me percer les tympans ! hurlait-il.
    -Oh  Armin ! Sérieusement !
    -Ok ok j’arrête, bref que nous vaut l’honneur de ta visite au QG ? T’es pas censé avoir cours demain ?
    me lança-t-il perplexe.
    - J’aimerais que tu me trouves des infos sur comment ils ont su que j’étais avec vous. C’est dans tes cordes ?
    -Evidemment !
    s’indigna-t-il. Mais ça prendra un peu de temps, le temps que je perse la sécurité des pare-feu. Continue d’aller en cours et sois la plus naturelle possible en attendant, compris ?
    -Compris. »


    C’est ce soir-là, que j’ai compris que la bataille pour la liberté, venait de commencer et allait être longue, et difficile.


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  • 16 avril 2360, 8 heure 12 :
    Tiny , tiny, tiny, tiny, tiny, tiny, tin-

    J’éteignais l’alarme du réveil sur mon téléphone rapidement tout en ré-enfouissant ma tête sous ma couette.

    « -Malorie ? J’ai entendu ton réveil, il faut te lever ma chérie. fit ma mère derrière ma porte.
    -Mmmmmh, veux pas y aller… fis je en râlant.
    -Je vais te préparer ton petit déjeuné, tes amis ne devraient pas tarder, ne tarde pas trop s’il te plait. »fit elle en descendant les escaliers.

    Je râlais puis finis par me lever. Je marchais telle une zombie rebelle vers la porte blanche verrouillée de ma chambre, oui elle était verrouillée, je déteste avoir ma porte ouverte, n’importe qui pourrait entrer sinon. Je ne suis pas paranoïaque, seulement prudente. Je déverrouillais ma porte et descendis dans la cuisine rejoindre mes parents. Mon père assit à table, le journal électronique d’une main et le café de l’autre, tandis que ma mère faisait à manger. Je m’assis en face de mon père, me servit un verre de jus d’orange.

    « -Bonjour Malorie.
    -Bonjour Papa…
    fis je timidement.
    -As-tu bien dormit cette nuit ?
    -Oui papa, merci, et toi ?
    -Très bien, merci. »


    Discussion passionnante n’est-ce pas ? Chaque fois que je parlais avec mon père ou ma mère c’était toujours la même chose « bonjour, oui, non, s’il te plait, merci » des formules de politesse en bref. Je ne dirais pas que cela me dérange, cela a toujours été comme ça, et je n’ai pas envie que cela change, c’est très bien comme ça.
    Mon père est un homme plutôt intimidant si vous voulez mon avis. Etait-ce peut-être parce qu’il était le chef de toutes les unités anti-NO-NAME ? Probable. Et oui, j’avais la joie et le bonheur d’avoir la moitié du sang d’un homme qui est aux commandes d’une extermination de pauvres innocents, c’est chouette n’est-ce pas ? Ai-je besoin de préciser que je ne peux m’empêcher de le haïr pour cela ? Non ? Trop tard. Enfin, je ne le haïs pas totalement, l’homme qui se tient en face de moi n’est pas totalement méchant, il suit probablement ce qu’il appelle « ses principes » et puis c’est mon « papa » je ne peux donc pas totalement le haïr, je suppose.

    Une assiette de gaufres apparue sous mes yeux, je suivais des yeux le bras qui tenait cette assiette, ce bras était celui de ma mère qui me souriait. Je lui souris poliment aussi pris mon assiette et la remercia. Je déjeunais lentement, finis mon assiette et monta dans ma chambre rapidement. Je pris mon uniforme scolaire et partis dans ma salle de bain. Parce que oui, puisque mon « papa » est le « boss » de l’armé il faut bien qu’il ait une maison énorme, enfin je ne vais pas m’en plaindre. Tant que je suis loin d’eux, mieux je me porte.

    Je pris une douche rapidement, je sortis et me sécha. J’enfilais mon uniforme et partis à la recherche de mon mascara  mon crayon, et mon anticernes dans ma trousse à maquillage. Une fois le tout appliqué légèrement, je me coiffais rapidement et retournais dans ma chambre. Je récupérais mon téléphone, un message d’une amie pour me dire, qu’elle et d’autres amis arrivaient me chercher dans quelques minutes.
    Ils voulaient que notre « bande » vienne ensemble chaque matin. Je récupérais rapidement mon sac, récupéra mon casque audio, et descendit rapidement les escaliers. Je mis mes chaussures et sortis. J’attendis quelques minutes devant chez moi avant que la « bande » arrive.

    « -Malou ! Déjà sortie ?! Tu as été rapide aujourd’hui dis-moi ! Tu étais si impatiente de me voir c’est ça ?

    Ce fut ma meilleure amie, Rosalya qui avait dit ça, en riant évidemment. Elle était vraiment gentille. La « bande » n’était pas très grande, elle était constitué de Rosalya, moi-même, Kentin, le beau-frère de Rosalya, Lysandre ainsi qu’Iris et Violette, deux gentilles filles.

    « -Ne prends pas tes rêves pour la réalité Rosa, tout le monde sait que je te déteste, je suis juste hypocrite. fis je d’un ton faussement méprisant.
    -Oh ? Toi aussi alors ? fit elle en mettant ses mains sur les hanches. Si tu savais comme je suis soulagée de ne plus avoir à faire semblant d’être amie avec toi, c’est vraiment, vraiment pénible ! »fit elle d’un ton aussi méprisant que le miens.
    Elle se prêtait donc au jeu ? Magnifique.
    « Je ne comprends même pas comment j’ai pu te supporter, ti, ton égo, et ta voix de crécelle.
    -Et toi, avec ton comportement de princesse, tes idées nulles et tes problèmes mentaux !
    -Mes problèmes mentaux ?! C’est toi qui a un problème ma cocotte, tu te comportes comme la pire des garces avec les gens !
    -Moi ? Je fais ça ?! N’importe quoi ! C’est toi qui regarde les gens de haut, espèce de petite co-
    -Stop !!! »
    fit Violette en tremblant légèrement.

    Je regardais Violette au bord des larmes, elle ne croyait tout de même pas que Rosa et moi nous disputions pour de vrai ?! Je regardais Rosa qui me rada aussi, puis nous explosâmes de rire.  Iris nous rejoignis rapidement, Kentin fit de même tandis que Lysandre se contenta de pouffer discrètement.

    « -Enfin Vivi, tu n’as tout de même pas crût que Malou et moi nous disputions vraiment ?! fit Rosa en essuyant une larme de rire qu’elle avait au coin de l’œil. Nous faisions semblant voyons !
    -A-ah, j-je vois, d-désolée…
    fit elle confuse.
    -C’est pas grave Vivi, ne t’en fais pas ! fis-je d’un ton rassurant.
    - Euh, j’voudrais pas casser l’ambiance, mais je crois qu’on est en retard… fit Kentin en regardant son portable.
    -Oh oh…. fis-je en regardant mon téléphone à mon tour. Si on court on aura peut-être une chance d’être à l’heu-»

    Je n’avais pas pu finir ma phrase étant donné que Kentin m’avait attrapé le bras et avait commencé à courir. Rosa était accroché à moi-même qui était accrochée à Kentin, tandis qu’Iris était accroché à Vivi, qui était accrochée à Lysandre. Nous courions comme des dératés, enfin les garçons couraient comme des dératés, pendant que nous, nous suivions la cadence. Nous franchîmes le portail du lycée juste au moment où la première sonnerie annonçait de se dépêcher de récupérer ses affaires, avant que la deuxième ne nous indique d’aller en classe.

    « -Pile à l’heure, quel coup de bol ! fit Iris rassurée.
    -J’ai mal aux pieds ! se plaignit Rosalya.
    -En même temps quelle idée de se mettre en talons aussi !
    -Ecoute-moi bien mon petit Kentin-
    -Je suis plus grand que toi Rosa.
    fit il avant que Rosa ne termine sa phrase.
    -Ne me coupe pas la parole. Je disais donc, je suis une fille, j’aime les talons, pourquoi n’en porterai-je pas ? Kentin s’apprêtait à répondre. C’est une question sans réponse, donc tu te tais, et tu te contentes de te taire comme un bon garçon, d’accord ? fit Rosalya.
    -Tu es vraiment invivable Rosa. fit Kentin à Rosalya avant de se tourner vers Lysandre. Tu demanderas à ton frère comment il fait, parce que moi je ne peux pas.
    -L’amour rend aveugle parait-il, mais aussi sourd à ce que je vois.
    fit Lysandre en pouffant.
    -Hé ! Je suis juste à côté de vous je vous signale ! fit Rosalya en leur donnant des petits coups.
    -On devrait peut-être aller chercher nos affaires de cours, non ? fit Vivi.
    -Oui tu as raison, on va finir par être vraiment en retard sinon ! fis-je en prenant mon sac. Vous venez ?
    -On te rejoints en cours, ton casier est à l’opposé du notre !
    -Ah oui c’est vrai, a tout à l’heure !
    fis je en m’éloignant.

    J’entrais donc dans le bâtiment B du lycée et traversait les quelques couloirs qui menaient à mon casier en croisant des connaissances ainsi que diverses élèves. J’arrivais devant mon casier, y entrais la combinaison et commença a vider mon sac. Je n’avais pas une journée chargée aujourd’hui puisque j’avais cours d’arts diverses cet après-midi, je récupérais les affaires dont j’avais besoin ce matin puis refermais mon casier. A peine avais-je fermé mon casier que je tombais sur le visage d'Ambre me fixant en souriant. Je sursautais surprise par sa présence.

    « -Bon sang Ambre ! Tu m’as fait peur ! fis je en lui donnant un petit coup.
    -Aha désolée, ce n’était pas intention ! fit elle en pouffant de rire.
    [b -Tu n’es pas avec tes deux « amies » ? fis je un peu surprise.
    -Li et Charlotte ? Non elles m’ont envoyé un message pour me dire qu’elles arriveraient plus tard. fit elle en me montrant son téléphoner dernier cri.
    -Ah, d’accord. fis je en fermant mon casier. Au fait, tu viens ce soir ?
    -Oui comme d’habitude, tu viens me chercher, mon skate à propulsion d’air est en réparation, il n’a pas trop apprécié notre dernière escapade. »
    fit elle en pouffant de rire.

    Ambre était comme moi, c’était une citoyenne, mais son cœur balançait pour un beau NO NAME, ce qui nous avait évidemment rapprochées. En apparence, Ambre était une fille superficielle, doublée d’une garce vaniteuse qui avait soif de pouvoir ; mais ce n’était qu’une apparence. Ambre et moi nous nous rejoignions souvent les soirs chez les NO NAME, forcément ça créait des liens, mais avant de nous savoir ce point commun, nous nous haïssions alors forcément partir un soir en se haïssant et revenir le lendemain en se tenant par la main, les gens se poseraient des questions, alors nous avons continué cette mascarade, qui durera encore pendant longtemps.

    J’acquiesçais rapidement pour lui dire que je venais la chercher, puis je partie rejoindre mon groupe.


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